El cine y la fotografía han conformado y siguen conformando un imaginario colectivo a través de las imágenes urbanas que desde sus inicios han estado presentes en el celuloide. Las ciudades son escenarios y protagonistas de los metrajes (CAPARRÓS, 2013), se convierten muchas veces en espacios museísticos y en ocasiones llegan a identificarse con espacios a modo de “parque temático”, según la elección de escenarios. Las imágenes urbanas que los cineastas y fotógrafos han recogido en sus obras, han condicionado a menudo nuestra percepción de la ciudad (CAMARERO, 2013: 6), captándolas desde ángulos muy diferentes y con voluntades muy diversificadas: desde las city symphonies como reflexiones complejas sobre las relaciones entre la vanguardia, el cine y la ciudad (GAUTHIER, 2015: 54-55; HUESO, 2013) hasta los escenarios de la imaginación que albergan utopías y distopías, pasando por escenarios recreativos y retratistas de las revoluciones urbanas, lugares costumbristas, destruidos o en construcción, enclaves de conflictos bélicos y de avances cosmopolitas, espacios de una metamorfosis que es signo y significado de la acción (cf. CAMARERO, 2013). Existen muchos tipos de ciudad, tantos como interpretaciones puede tener la propia urbe si nos atenemos a “la mirada del cine” y a las multiplicidades plásticas que en tanto que objeto tiene, como “espacio de modificación”, en el propio cine y en la arquitectura. Pero las ciudades son también contenedores espaciales de eventos geopolíticos (SCHWERTER, 2017: 8): sus calles, sus monumentos, su arquitectura moderna y antigua, la presente y la que ya no se conserva, la efímera y la que perdura; lo material que convive con lo intangible pero no por ello menos definidor del espacio, lo que no se ve, pero se escucha: la palabra, el sonido; aquello que se percibe y se vive: los actos recurrentes… La ciudad es un entramado de imágenes y sonidos, de emociones y vivencias que ha convivido con el Séptimo Arte desde sus orígenes. Sinónimo de comunidad y de modernidad, la ciudad se ha construido, edificado, destruido, levantado, imaginado, difuminado… llegando a ser un organismo vivo, con una identidad propia sobre el que reflexionar y debatir.

Para ello proponemos diferentes enfoques que abarquen la representación de las ciudades en la ‘película’ desde perspectivas muy diferentes que nos permitan pensar la ciudad desde las imágenes y desde los sonidos, desde los espacios urbanos y desde las palabras que los definen. Así proponemos para este monográfico los siguientes ejes de investigación en los que se definen líneas de aporte más concretas:

Líneas de investigación:

  1. Ciudades del pasado y geopolítica contemporánea: influencia de la imagen en la configuración urbanística contemporánea.
  2. Fotografía y/o audiovisual como testimonio del patrimonio urbanístico perdido.
  3. El audiovisual y su uso del pasado como elemento de poder en el mundo contemporáneo.
  4. Ciudades perdidas / irreales / imaginadas en el audiovisual como reflejo de poder.
  5. Geopolítica y sonidos: en las sinfonías urbanas y/o en el videoclip.
  6. Espacios Urbanos en los géneros fantástico y terror.
  7. Ideología y arquetipos tras la concepción de espacios urbanos.
  8. Propaganda y empoderamiento de las ciudades a través de la imagen fotográfica y/o audiovisual.

Bibliografía

  • Cagneau, Irène, Olagnier, Pierre-Jaques et Schwerter, Stephanie (dir.) (2017). Divisions Urbaines. Représentations, mémoires, réalités. Ibidem-Verlag.
  • Camarero Gómez, Gloria (Ed.) et al. (2013). Ciudades europeas en el cine. Akal / Cine.
  • Caparrós Lera, José María (2013). “Barcelona, escenario y protagonista de películas”. Camarero Gómez, Gloria (Ed.). Ciudades europeas en el cine. Akal / Cine (pp. 47-66).
  • Feenstra, Pietsie et Verzero, Lorena (dir.) (2019/2020, en prensa). Las ciudades performativas y las prácticas artísticas: Buenos Aires, Berlín y Madrid. Edición Clacso.
  • García Gómez, Francisco y Pavés, Gonzalo (coords.) (2014). Ciudades de cine. Madrid: Cátedra.
  • Gauthier, Guy (2000). Le documentaire, un autre cinéma. Histoire et création. Armand Colin / Cinéma, (2000).
  • Hueso Montón, Ángel Luis (2013). “Ciudades europeas ante el objeto de la vanguardia”. Camarero Gómez, Gloria (Ed.). Ciudades europeas en el cine. Akal / Cine (pp. 15-26).
  • Jacobs, Steven, Hielscher, Eva, Kink, Antony (2018). The City Symphony Phenomenon. Cinema, Art and Urban Modernity between the Wars,
  • Salvador Ventura, Francisco (Ed.) (2011). Cine y ciudades. Intramar Ediciones.

 

Appel à contributions

Les arts visuels, cinéma, photographie mais aussi vidéo ou encore art numérique, ont façonné et continuent à façonner un imaginaire urbain fait d’images -fixes ou en mouvement- emprisonnées dans le celluloïd ou dans des algorithmes et constituées en objet voire sujet d’un imaginaire collectif (CHAUDOIR, 2008 : 51)[1]. Les villes sont, tour à tour, décor et personnage principal des œuvres, (CAPARRÓS, 2013), deviennent fréquemment des ensembles muséaux et, quelquefois, de simples « parcs à thème ». Ces représentations urbaines conditionnent nécessairement et profondément notre propre perception de la ville (CAMARERO, 2013: 6) : tantôt des city symphonies, réflexions complexes sur les rapports qu’entretiennent l’avant-garde, le cinéma et la ville (GAUTHIER, 2013: 54-55; HUESO, 2013), tantôt des espaces de l’imaginaire qui abritent utopies et dystopies ; parfois les scénographies enjouées des révolutions urbaines et d’autres fois des tableaux de genre -détruits ou en construction- ou le cadre mouvant des conflits armés et des avancées cosmopolites ; les lieux, en somme, d’une métamorphose à la fois signifiant et signifié de l’action (CAMARERO, 2013).

La représentation urbaine est aussi plurielle que l’est la lecture que le « regard du cinéma » (NOUVEL, 1989) et, plus largement, d’un objectif peut en faire et aussi multiple que les formes plastiques qu’adopte cet « espace de changement ». Les villes sont également des « contenants » spatiaux d’événements géopolitiques (CAGNEAU, OLAGNIER et SCHWERTER, 2017: 8) : les rues, les monuments, l’architecture, avant-gardistes ou classiques, visibles ou disparus, éphémères ou durables ; l’univers matériel qui côtoie l’intangible, tout autant définitoire de l’espace ; l’invisible audible : la parole, la sonorité des espaces ; ce que l’on perçoit et ce que l’on vit : les actes répétés... La ville est une trame d’images et de sons qui garde la trace de l’Histoire des hommes qui l’ont animée et qui l’ont transmuée en un organisme vivant, avec sa propre identité.

L’homme a bâti les villes, symbole de communauté et de modernité, il les a imaginées, dessinées, estompées, pour ensuite les détruire puis reconstruire... Il s’y est installé, y a œuvré individuellement et collectivement, les a inféodées. La ville est ainsi devenue sa débitrice et l’instrument et l’œuvre d’un empowerment que les arts visuels ont réussi à accrocher dans l’espace atemporel de l’imaginaire collectif.

Pour ce monographique nous proposons de croiser les regards en questionnant les liens complexes qui relient la ville et la socio-politique, le passé et le présent, le réel et l’imaginaire, au prisme de différentes disciplines.

Axes de recherche :

  1. Villes du passé et géopolitique contemporaine : le poids des images dans la configuration urbaine contemporaine.
  2. Photographie et audiovisuel comme témoignages d’un patrimoine urbanistique perdu.
  3. L’audiovisuel et l’utilisation du passé comme éléments de pouvoir dans le monde contemporain.
  4. Villes perdues / irréelles / imaginées dans le monde audiovisuel comme reflet du
  5. Géopolitique et sons : des symphonies urbaines aux vidéoclips.
  6. Espaces urbains dans les genres fantastique et d’
  7. Idéologie et archétypes dans la conception des espaces urbains.
  8. Propagande et empowerment des villes à travers l’image photographique et audiovisuelle.

[1] Culture & Musées, n° 12, 2008, L’imaginaire de la ville, le regard et le pas du citadin (Sous la direction de Michel Rautenberg), « La rue : une fabrique contemporaine de l’imaginaire urbain », Philippe CHAUDOIR, p. 51-64 https://www.persee.fr/doc/pumus_1766-2923_2008_num_12_1_1485

Volver