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Philippe Bazin
Francia
Biografía
Núm. 17 (2018), Diálogos y reseñas, Páginas 509-527
DOI: https://doi.org/10.24310/Fotocinema.2018.v0i17.5124
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Resumen

Au début de sa carrière, Bruno Serralongue s’est rendu à plusieurs reprises au Chiapas, en pleine révolution populaire sous l’impulsion du sous-commandant Marcos.

L’entretien proposé ici, avec un recul de plus de 20 ans, repose sur une étroite collaboration avec l’artiste qui a ouvert ses archives sur ce dossier, ses photographies inédites pour un travail qui n’a jamais été entièrement publié ni exposé. Comment se sont entrecroisés cette « révolution » mexicaine contemporaine, qui ne se voulait pas telle comme on le sait, et ce que Bruno Serralongue a vécu lui-même, une véritable « révolution » dans son approche photographique ? Voilà une des questions qu’entend ouvrir cet entretien.

Bien d’autres questions restent ouvertes concernant les nouvelles formes de protestations initiées au Chiapas, le degré d’implication des artistes dans ces mouvements alternatifs sans hiérarchie réelle ou affirmée. L’attitude proposée par Bruno Serralongue n’est pas sans faire écho au rapport au pouvoir des indiens Guayaqui évoqués par Pierre Clastres : « Les détenteurs de ce qu’ailleurs on nommerait pouvoir sont en fait sans pouvoir, le politique se détermine comme champ hors de toute coercition et de toute violence, hors de toute subordination hiérarchique, où, en un mot, ne se donne aucune relation de commandement-obéissance » (Clastres, 2011, p. 11), ou au mode d’organisation des zapatistes décrit par Jérôme Baschet : « On peut voir, dans l’indéfinition revendiquée par le mouvement zapatiste, la modestie prudente d’une activité critique qui se sait et se veut moins sûre d’elle-même »

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Referencias

Baschet, Jérôme (2005). La Rébellion du zapatisme. Paris : Flammarion.
Clastres, Pierre (2001). La Société contre l’État. Paris : Éditions de Minuit (1974).
Serralongue, Bruno (2002). Bruno Serralongue. Dijon : Les Presses du réel.